Le Moine, le Kid, l’Ami, le GR20 et moi. Chapitre 2 Départ et des doutes

Cette fois le GR20 commence! Enfin! Bah ouais enfin!

Levés dans la nuit, pour partir à la lampe frontale, l’excitation et la motivation sont plus fortes que la fatigue, les doutes et le restes. La fatigue est de la même force quand même…

Rémi et moi même sommes prêts à affronter la montagne, la chaleur, les montées, les descentes, la soif et la faim. Encore une fois n’en fait pas trop stp.

Je descends les escaliers du gite, un peu trop vite. Mes pieds se prennent dans un câble, et comme un con, je tombe sur Rémi en râlant, nous dévalons les marches. Rémi se casse le nez et la cheville. Le Gr20 c’est terminé. Une somptueuse expérience que cette randonnée, on aura essayé. Poursuivre la lecture de « Le Moine, le Kid, l’Ami, le GR20 et moi. Chapitre 2 Départ et des doutes »

Le Moine, le Kid, l’Ami, le GR20 et moi. Chapitre 1 Préparation

Si t’aimes la randonnée ou même si t’aimes pas, j’espère que t’as déjà entendu parler du GR20. Tu sais que ce sentier de randonnée en Corse est réputé comme étant l’un des plus durs d’Europe ? Et ouais mon pote, 180 km de beauté, de difficultés, de bonheur, ça t’en bouche un coin! Bordel.

16 étapes en 16 jours? Que nenni, on se le fixe en 8 jours.

« Téma, comment tu te la racontes!

-J’ai pas le temps pour 16 jours!

-Vous n’allez pas réussir ! »

C’est là ou je te conseille de lire la suite. Après on en reparlera, mon pote. Poursuivre la lecture de « Le Moine, le Kid, l’Ami, le GR20 et moi. Chapitre 1 Préparation »

Le couchsurfing, le partage ou pas, et moi

Bon, on a fait pas mal de couchsurfing pendant nos voyages et notamment en Asie. Si comme nous, tu veux et vas faire ou a fait, partie de cette grande communauté de pionceurs internationales parce tu souhaites partager un moment avec des locaux, où t’as pas trop d’argent, où je sais pas pourquoi tu prends pas un hôtel sérieux ? Oh ! Poursuivre la lecture de « Le couchsurfing, le partage ou pas, et moi »

The Fast and the Furious en Asie, les sensations et moi.

Si tu es avide de sensations fortes, que la chute libre, le saut à l’élastique, ne te font plus d’effet, garde ta Smartbox adrénaline, ne dépense pas d’argent dans un parc d’attraction, file direct en Asie.

« Ca coûte plus cher d’aller là-bas. » Me diras-tu.

« Oui, mais je cherchais comment attirer ton attention. » Te répondrai-je.

J’ai 2 circuits à te proposer : à Hanoi, le « Accroche toi si tu veux vivre », et à Kuala Lumpur,  le « Je t’en conjure, je suis encore jeune. »

Tu te doutes que ce ne sont pas des manèges.  Bien joué Einstein ! Qu’est ce ? Des trajets avec différents moyens de transport que j’ai effectué et que je te recommande si tu veux te muscler les abdos et le fessier en un temps record, tellement tu serres fort les miches, et ce sans passer par de de longs cours de musculation onéreux. Poursuivre la lecture de « The Fast and the Furious en Asie, les sensations et moi. »

Le gratteur, la déception et moi

Bon,

je parle souvent des choses que j’aime.

Et si je parlais des choses que je n’aime pas?

« Non, ça va aller. »

Et bien je vais quand même en parler.

« Relou . »

Je n’aime pas les betteraves, les gens qui font caca dans la rue, le contact du coton et des dents… Mais en vrai, personne n’en a rien à cirer.

Donc je vais parler de ce que je n’ai pas aimé pendant mon voyage. Ou plutôt, je vais parler de CEUX que je n’ai pas spécialement aimé pendant mon voyage ou que je n’aime plus.

Alors, qui?

Si je devais choisir une seule personne là tout de suite, ce serait :

Le profiteur de Mongolie !

Poursuivre la lecture de « Le gratteur, la déception et moi »

Les Russes, leur froideur légendaire et moi

1186273_442021049337623_6512768890630936917_n

Et ouais il est long cet article! Et?

On m’a dit que les Russes étaient froids, peu chaleureux, fermés.

Oui. Fin du texte.

Mais non ! Quand une quadragénaire Russe que tu connais à peine depuis 2 heures te montre sa chatte, tu ne peux pas dire que ce peuple est glacial.

Quoi ? J’y reviendrai, plus tard.

Pendant la traversée de la Russie en train, on a rencontré beaucoup de monde, beaucoup de Russes, et peu de cons. Mais vraiment.

Ci-dessous, 3 histoires de train avec des Russes qui m’ont marqué et qui me font me dire : « Attends, mais qui trouve qu’une majorité de Russes est froide ? »

Poursuivre la lecture de « Les Russes, leur froideur légendaire et moi »

Kobe, brillant. (Drôle hein?)

KIMG7293

J’ai eu l’occasion dans ma vie, de vivre quelques expériences culinaires que j’ai jugé extraordinaires : Ma première Pizza Hut en cheezy crust, mon premier Panino de chez Allo Angelo, l’Ultimate Double whooper en Australie, les pizzas du Mancinu à Propriano, un étoilé en Corse, un gastronomique au Grau d’Agde, les patates au reblochon et le sauté de veau au curry de ma mère, mon premier Russe, un curry vert en Thaïlande, mes propres spaghettis a la bolognaise, le flan à la châtaigne de Pero Longo, la tarte aux pommes de ma grand-mère, les burgers faits maison avec mon frère devant des films asiatiques, les carbos de mon autre frère, le jambon au chèvre de Jérémy.

Bref, là je raconte ma vie, mais c’est pour bien montrer que j’aime la bouffe en général et que j’aime découvrir des choses.

On m’a lancé le défi de goûter quelque chose de mondialement connu, graillement parlant: Le (putain de)Bœuf de Kobe.

Poursuivre la lecture de « Kobe, brillant. (Drôle hein?) »

Tribulations d’un français en Sibérie

« Les russes sont antipathiques ».

S’il y a bien une rumeur entendue avant mon départ pour l’Asie qui s’avère complètement erronée, c’est celle-ci. Plusieurs journées de train combinées entre Paris Irkoutsk m’ont en effet permis de rencontrer une foultitude de russes au caractère particulièrement amical, certains se montrant si généreux qu’ils m’ont quasiment redonné foi en l’humanité.

Si je devais établir une théorie sur le pourquoi du comment de cette rumeur, je dirais que cela est en fait le résultat d’une combinaison de 2 autres rumeurs (avérées cette fois ci) qui sont :

  • Les russes ne parlent pas du tout l’anglais, ou au mieux très, très mal… (à quelques rares exceptions près bien sûr)
  • Les russes n’aiment pas les américains.

Du coup, si vous n’avez pas la chance de maitriser le russe et que vous demandez à votre interlocuteur s’il parle anglais, vous pouvez vite être catalogué comme un américain sur un malentendu…

C’est notamment ce qui nous est arrivé lors de notre périple en Sibérie, ce qui a donné lieu à la petite anecdote que je m’en vais vous compter…

Poursuivre la lecture de « Tribulations d’un français en Sibérie »

Récits de voyage/ Le Finlando-Russe, le savon et moi.

On raconte que le Sauna serait à la base, finlandais. On décide d’aller dans le plus vieux Sauna public de Finlande. Donc j’en déduis que ce-dernier doit faire partie  des plus vieux saunas du monde, si ce n’est le plus ancien.

On se pointe au tout petit guichet, on paye, on nous indique les vestiaires.

On se déshabille de façon langoureuse. En vrai, on se déshabille de façon normale. On met nos petites serviettes autour de nos tailles, comme dans les films. Et on rentre dans le sauna.

On a déjà fait des saunas, mais la chaleur de celui-ci…  J’ai l’impression de bronzer immédiatement. J’ai du mal à ouvrir les yeux comme s’ils bronzaient également.

Tout est en pierre, en bois, je n’en sais rien, je ne vois rien, sauf des formes. Je distingue une salle en face de nous avec des petits bancs, un bassin et des bols. J’imagine que c’est l’endroit où on se mouille. Il n’y a personne. On ne se mouille pas.

On entend des voix en haut d’un escalier, ce n’est ni notre langue maternelle, ni une langue qu’on ne parle. On monte l’escalier avec nos petites serviettes tels des chippendales arrivant sur scène, sauf que le public n’est pas le même. Assis, sur d’autres bancs en pierre, une poignée d’hommes, virils, à poils, dans tous les sens du terme, c’est à dire ? C’est-à-dire nus avec des poils, mais aussi avec des mines patibulaires. Ils discutent ensemble.

Je me souviens :

-d’une sorte de Viking, bien plus gras que Ragnar, genre 2 Ragnar.

-Une sorte de russe, genre un russe de film, qui s’occupe de frapper les gens et qui ne ressent pas la douleur.

-Une sorte de finlandais assez fin, la cinquantaine, qui ressemblerait à un méchant Irlandais ivre mélangé à John Malkovich.

-Un autre type grand, poilu, genre T-shirt naturel, tatoué.

-Je ne me souviens pas trop du reste, ou alors mon cerveau essaye d’effacer ça de mes souvenirs.

On les salue. Même mes tympans sont engourdis par la chaleur, mais je suis a peu près sûr qu’ils ne nous rendent pas notre salut. Ils ne nous regardent pas. On va pour s’asseoir.

L’irlandais se retourne vers nous et de façon assez sèche, désigne nos serviettes. Il nous fait comprendre qu’ici, on doit être nu.

On part, on revient habillé en quéquette, on s’assied.

L’un des lascars nous regarde, l’irlandais méchant. Il nous parle, probablement en Finlandais et nous ne le comprenons pas. Il doit nous expliquer quelque chose d’important, puisque son explication est longue et il ne nous laisse pas lui dire que nous ne le comprenons pas.

Il s’en rend compte. Il change de langue. Il parle anglais, enfin… Ca y ressemble. Nous comprenons 4% de ce qu’il dit. Nous acquiesçons tout, en souriant poliment.  Il commence à être irrité, nous acquiesçons encore alors qu’il semble nous insulter.

Pendant ce temps, le grand maigre, en moquette et tatoué, se lève, et décide qu’il ne fait pas assez chaud puisqu’il va remettre de l’eau sur les pierres. Il est con ou il n’a plus de sensations ? Ou c’est moi.

Je suis à la limite du malaise, mon acolyte a le haut de l’oreille qui commence a brûler, mais en vrai.

Là, tous les mecs suintant se lèvent, et commencent à danser. Non, en vrai, ils se barrent.

Ils sortent du sauna, pour aller dehors. Utile de réchauffer la pièce et de sortir… C’est peut être pour nous, par gentillesse. Va savoir.

Nous sortons aussi afin de ne pas nous évaporer totalement.

Nous sortons en serviette, prendre l’air, tous nos potes sont là, le Ragnar trop balèze, le grand fin, l’Irlandais relou, qui semble saouler tout le monde, et d’autres. Tout le monde est là, sauf le Russe.

Je vais abréger un peu. On retourne tous cuire à l’intérieur, pendant un moment. Les finlandais n’ont pas envie de nous parler. Le Russe n’a pas bougé. Il regarde toujours en face de lui. J’ai l’impression d’être dans « Double détente ».

Ne tenant plus, je me dis que je vais descendre à l’étage pour trouver de la fraîcheur, enfin de la chaleur n’atteignant pas les 120°C.

Je retrouve l’Irlandais vénère. Il nous qualifie de « Fucking Immigrants » et après  ça ressemble à du langage grossier, mais en Finlandais. Il se casse, il n’a pas envie qu’on soit près de lui.  Ok.

Je me retrouve seul en bas. Et je me dis que je vais me laver avant de sortir de cette fournaise.

Le sol tremble, l’atmosphère se tend, j’entends presque les chœurs de l’Armée Rouge. Le Russe descend dans la même salle que moi. En vrai, Je ne sais pas s’il est Russe, mais même nu, il en a la panoplie. Je me dis : « Quel éphèbe ! »  C’est faux, je me dis juste : « Merde, j’ai fait quelque chose ? »

Non, il vient se passer de l’eau fraîche. Tu m’étonnes, il a pas bougé depuis 40 minutes.

J’en étais ou ? Ah oui, j’allais me savonner, mais soudain une question me turlupine, pire, m’empêche de continuer.

Ai-je le droit de me savonner ici ? Si je commence et que je n’ai pas le droit,  je veux pas me faire démonter par le Russe qui semble pour le moment serein ou même seulement l’irriter.

Je lui demande en Anglais, si on a le droit d’utiliser un savon ici. Il ne parle pas cette langue, me regarde. Il esquisse une moue qui doit signifier qu’il ne comprend pas.

Oh merde… Va-t-il s’énerver ? Je brandis ma savonnette et lui montre, en lui reposant ma question. A l’aide de ma deuxième main, je lève le pouce et lui demande si c’est OK ?

Il y a un temps de flottement. Ce temps est relativement long, presque embarrassant quand tu es seul, debout dans un sauna, face à un Russe de film, que tu es sûr que vous ne vous comprendrez pas. Si t’ajoutes à ça notre nudité et une savonnette levée entre nous, putain je me sens seul en Finlande.

Il me regarde dans les yeux. De son côté, il doit se demander qu’est ce que ce con veut ?

Il fait un pas en avant. Je reste immobile et me dis que sa vision est peut être basée sur le mouvement comme un T-Rex…

Non, il approche sa main de la mienne, il va me montrer ce qu’est le Sambo, j’en suis sûr !

Délicatement, il prend le savon de ma main.

Il me regarde toujours, comme pour jauger ma réaction. De mon côté, je me demande ce qu’il fait et me dis « Merde, il doit croire que je veux lui prêter mon savon. » Genre, je lui demanderais : « Excuse moi, tu veux utiliser mon savon s’il te plait ? »

Apparemment non, il a compris autre chose. Toujours avec sa mine sérieuse, presque flippante, il s’avance et me contourne par la gauche et passe presque derrière moi.  Je l’observe, mi-intrigué, mi-dépité. En mon for intérieur : «Mais qu’est-ce qu’il fout ? ! ». Je me sens comme au début d’un film porno violent. « Non il ne pense quand même pas ? Il ne va pas… ?!

Mon gros Russe est plein de surprises. Il ne me violente pas, bien au contraire. Il pose sensuellement le savon sur le haut de mes épaules, et effectue un mouvement de moulinet. Du bout de ses doigts musclés, il créé une onctueuse mousse sur ma peau satinée. Quel amour !

Mais putain, en vrai, qu’est ce qu’il est en train de faire ?!

Je vais te dire ce qu’il est en train de faire ! Il est en train de te laver mon pote !

Durant un temps très court dans la réalité, mais qui parait bien plus long quand on le raconte par écrit, je le regarde dans les yeux,  avec une mine déconfite.

En me savonnant, il me sourit. Il est content de me rendre service, il l’est encore plus parce qu’il pense qu’il m’a compris.

Je ne peux pas le laisser faire ça, me dis je !

Je m’écarte, et lui dis : « Non, non ! » Pas en l’implorant hein, en lui montrant que ce n’est pas du tout ce que je lui demandais.

Il insiste, l’air de dire : Mais si ! T’inquiète. » Et garde sa main, appuyée sur le savon, appuyé sur moi.

Je ne suis pas son jouet. Merde. Je reprends le savon de ses mains.

Il est à un tiers déçu (par la situation, par son incompréhension, par sa prestation ?) un tiers énervé, un tiers étonné. Oui, il a maintenant beaucoup d’expressions.

Il lance un petit : « Yes, yes. ». Comme pour me dire, ça ne me dérange pas, pas de problème.

« Mais si, il y a un problème, je n’ai pas envie que tu me laves. ».

Qu’ai-je fait après?

Puisque j’ai récupéré ma savonnette et que je sais que c’est autorisé de se laver ici, je commence à me savonner tout en essayant de ne pas paraître arrogant. Je regarde mon Russe, sans le regarder vraiment.(Balèze.).

Il abandonne et se tourne. Je rêve ou il est presque vexé. Ça, ce n’est pas mon problème. J’en profite pour me rincer et me barrer assez vite, en espérant qu’il ne me suive pas pour se venger.

La chute ? Bah y’en a pas vraiment.

On ne s’est pas compris, pourquoi a-t-il fait ça ? Je pense que je ne le saurai pas.

Y

The Hill of Crosses (Lituanie)

Si vous avez l’occasion d’explorer les pays baltes en voiture, n’hésitez pas à faire un petit détour entre Vilnius et Riga, afin d’admirer le lieu de pélerinage de la Hill of Crosses, situé au nord de la ville de Šiauliai.

Poursuivre la lecture de « The Hill of Crosses (Lituanie) »